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10 janvier 2017

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 6

Compte rendu de la causerie "La Bible vue par les peintres - Images de la Genèse" dans Le Semeur Hebdo — 22 décembre 2016.

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"IMAGES DE LA GENÈSE — LA BIBLE VUE PAR LES PEINTRES

De tous les livres de l’Ancien Testament, la Genèse est, sinon le mieux connu, du moins l’un de ceux qui ont le plus souvent inspiré les peintres et les illustrateurs. La dimension narrative — voire anecdotique — du texte, aussi bien que son inépuisable richesse symbolique ont donné lieu, au fil des siècles, à d’innombrables interprétations picturales.

Une trentaine de membres de l’association « Des Livres & Nous » a pu découvrir ou redécouvrir, la semaine passée, quelques-unes de ces œuvres d’inspiration biblique à la faveur de la présentation d’un diaporama commenté. Cette rencontre avait un double objectif : rappeler la signification — ou les interprétations possibles — de quelques épisodes, thèmes et personnages fameux ; se familiariser avec la diversité des représentations, l’évolution chronologique et l’esthétique de l’art sacré.

Ont été ainsi évoqués les pages et les moments essentiels — la création, le péché originel et la chute, le crime de Caïn, le Déluge, la tour de Babel, les patriarches d’Abraham à Joseph — ainsi que les écoles, styles et mouvements artistiques : miniaturistes médiévaux, primitifs, baroques, maniéristes, nazaréens et pré-préraphaélites, symbolistes, nabis...

Une soirée bien remplie, sans prétentions savantes, qui pouvait donner l’envie de revenir aux textes fondateurs, de reprendre sa Bible ou de feuilleter en bibliothèque quelques beaux livres d’art. Soirée détendue, également, qui se terminait par une discussion amicale, les « chouquettes » et le traditionnel vin rosé — avec modération, chacun ayant à l’esprit le fâcheux exemple de Noé."

01 décembre 2016

Compte rendu de l'assemblée générale

Compte rendu de l'assemblée générale du vendredi 25 novembre 2016 : article publié dans le Semeur Hebdo du 2 décembre.

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DES LIVRES & NOUS — BILAN ET PROJETS

L’association « Des Livres & Nous » — « Les Amis du Livre en Bourbonnais et Combrailles » — tenait cette semaine son assemblée générale annuelle, à laquelle assistaient une trentaine de personnes. Le nombre d’adhérents n’a cessé de croître depuis que l’association a repris son activité en 2011, après une longue période de sommeil : onze membres seulement au départ, près de cinquante aujourd’hui. Cela prouve, s’il en était besoin, que les « technologies de l’information et de la communication » n’ont pas véritablement mis en péril la « galaxie Gutenberg ». Les lecteurs exigeants, les liseurs ou lisards impénitents sont encore nombreux, le livre reste un moyen de culture et d’évasion privilégié.

Les rencontres mensuelles du cercle de lecture, rassemblent toute l’année, le dernier vendredi de chaque mois, un groupe de fidèles particulièrement assidus, qui commentent leurs récentes découvertes ou font partager leurs enthousiasmes, aussi bien que leurs réserves à propos de l’actualité littéraire du moment. « Des Livres & Nous », ce sont aussi des causeries, des conférences-débats ouvertes au public — toujours gratuites et assurées par des bénévoles, il est bon de le préciser en notre époque mercenaire.

Au programme de la saison 2016-2017, outre une présentation annoncée de longue date sur le thème « La Genèse à travers la peinture », plusieurs causeries sont prévues sur des sujets divers, littéraires en priorité, mais aussi transdisciplinaires : Hergé et la bande dessinée ; art et littérature à la Renaissance — Michel-Ange et Léonard de Vinci ; science-fiction, utopies et dystopies... Les membres de l’association pourront également participer à une journée gourmande et culturelle dans la région. en Bourbonnais ou dans le Berry.

À l’issue de l’issue de la réunion, une vingtaine d’adhérents ont partagé un dîner amical dans un restaurant de Menat, réputé pour la qualité de la table et de l’accueil, les « Amis du Livre » sachant apprécier aussi les « nourritures terrestres » et les moments de convivialité.

04 septembre 2016

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 6

Compte rendu de notre réunion d'août dans Le Semeur Hebdo — 2 septembre 2016.

DES LIVRES & NOUS
DERNIÈRES LECTURES ESTIVALES

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    Après l’euphorie des vacances, voici la rentrée — ou plutôt les rentrées : rentrée politique et sociale, rentrée scolaire, avec leur cortège de turbulences et de soucis — et bientôt, un peu plus frivole, penseront certains, rentrée littéraire avec une avalanche de nouveautés, de romans, dont la plupart tomberont dans l’oubli au bout de quelques mois.
    En attendant les engouements, les pronostics de succès et les petits scandales de circonstance, les membres de l’association "Des Livres & Nous" poursuivent leurs lectures dilettantes ou redécouvrent leurs classiques. Quelques-uns, par principe, ne lisent pas "au temps chaud", d’autres s’en tiennent à des proses divertissantes, à ces ouvrages "sans valeur", dans lesquels "il y a toujours quelque chose à glaner", se laissent aller au charme discret d’un bovarysme bien tempéré.
    Lors de leurs réunions mensuelles, les "Amis du Livre en Bourbonnais et Combrailles" font part de leurs découvertes, de leurs déconvenues, échangent mises en garde ou recommandations. En août, la petite douzaine de membres n’ayant pas eu la chance de partir en vacances — à moins qu’ils n’aient eu, au fond, la chance de ne pas partir — ont pu ainsi évoquer leur propre pratique de la lecture en la confrontant aux "droits imprescriptibles du lecteur" tels que les formule Daniel Pennac, adepte d’une approche désinvolte et gourmande de la chose imprimée, source de grands bonheurs, pourvu que le contrainte et les exigences pédagogiques ne viennent pas gâcher le plaisir du texte, le plaisir du rêve.
    D’autres proses, plus ou moins de saison, ont également été commentées, comme les savoureuses chroniques cyclistes d’Antoine Blondin, qui, pendant trois décennies, de tour en tour, prodigue au jour le jour, à chaque bilan d’étape, calembours, fines allusions littéraires et pastiches malicieux. De fil en aiguille, on passe aux "Hussards", à l’ami Kléber Haedens, dont on rouvre et referme L’Histoire de la littérature française, juste le temps de se rappeler — c’est le mot de la fin et le fin mot de cette promenade en compagnie des bons auteurs — que l’on peut encore "préférer à tout les livres qui nous apprennent à danser". La citation est de Nietzsche, elle vaut d’être méditée. D’autant que cette conception jubilatoire de la littérature justifie la clôture rituelle de chaque réunion du cercle de lecture : petites gougères et vin rosé, bon et frais, comme le préconisait Rabelais.

04 février 2016

Dans la presse...

Article publié dans "Le Semeur Hebdo" n° 3652 du 5 février 2016.

LE CERCLE DES LISEURS ASSIDUS

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    Pour sa première réunion de l’année 2016, l’association « Des Livres & Nous » a rassemblé une trentaine d’adhérents, qui ont pu, durant près de deux heures, présenter et commenter librement leurs lectures du moment. Les rencontres mensuelles du cercle de lecture, qui ont lieu en général le dernier vendredi de chaque mois, sont l’occasion d’échanges et de discussions autour de l’actualité littéraire, mais aussi des découvertes des uns et des autres. On fait part très librement de ses enthousiasmes aussi bien que de ses déceptions, on apporte quelques bémols aux emballements de la critique, on s’interroge sur les omissions et les silences de celle-ci, on s’efforce d’être, chacun à sa manière et en toute humilité, ce « suffisant lecteur » qu’évoque Montaigne. On voit, ce faisant, combien la lecture est un exercice stimulant qui, au-delà du simple plaisir du texte, nous aide à nous forger nos propres opinions, à être un peu plus libres, à échapper aux stéréotypes du prêt-à-penser, aux postures simplistes comme aux préjugés ou au politiquement correct.
    Au cours de cette rencontre, après le tour de table habituel, un moment a été consacré à une évocation de l’œuvre de deux auteurs récemment disparus : le romancier Michel Tournier et le poète Ludovic Janvier.
    Au programme des prochaines réunions ou causeries organisées par l’association : une présentation sur le thème « La Genèse à travers la peinture », faisant suite à la conférence sur la Bible de décembre dernier, une approche de l’art moderne à partir des écrits de Jean Clair et une séance dédiée à la bande dessinée, dont le contenu et l’intitulé restent à préciser.
    Les conférences, annoncées par voie de presse, ont lieu en soirée ; elles sont ouvertes à tout public. Les réunions du cercle de lecture sont réservées aux adhérents.

28 décembre 2014

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 5

Compte rendu de la conférence "Rabelais" dans Le Semeur Hebdo — 26 décembre 2014.

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"Association « Des Livres & Nous » : Relire Rabelais"

"L’association "Des Livres & Nous", dont les membres s’étaient réunis le mois dernier pour leur assemblée générale annuelle, a inauguré un nouveau cycle de conférences-lectures le vendredi 12 décembre, avec une séance consacrée à Rabelais.
Si Rabelais est tenu, à juste titre, pour l’un des plus grands auteurs de langue française et considéré comme l’un des pères fondateurs du roman moderne, l’homme et l’œuvre sont paradoxalement mal connus. Le grand public s’en tient la plupart du temps à des idées reçues, à des représentations caricaturales : confondant l’auteur et ses personnages les plus truculents, on fait de lui un chantre de la mangeaille, de la paillardise ou de l’ivrognerie. Il suffirait pourtant de lire quelques chapitres du Pantagruel ou du Gargantua pour comprendre que ces textes ont peu de chose à voir avec les bouffonneries populaires dont ils prétendent s’inspirer. Si le rire est bien présent, il n’exclut pas le sérieux, ni la profondeur de la réflexion, et l’érudition est immense. Figure emblématique de l’humanisme, Rabelais est, selon une formule qui lui appartient, "un abîme de science", dont le savoir touche à tous les domaines : théologie, droit, politique ou médecine. Pour ces raisons mêmes, la lecture de l’œuvre est difficile : confronté à une langue qui n’est plus la sienne, une langue extraordinairement riche de surcroît, le lecteur non prévenu risque d’abandonner la partie, déconcerté par l’étrangeté d’un monde, d’une culture dont il ne possède pas les clés.
"Relire Rabelais", tel était l’intitulé de la conférence proposée par Michel Renaud, qui, se fondant sur quelques passages choisis, a montré que cette "relecture" — ou, pour beaucoup, cette découverte — pouvait être non seulement plaisante, voire hilarante, mais encore enrichissante, susceptible de nous conduire à porter un regard lucide et critique sur notre actualité. On peut donc, aujourd’hui, se replonger dans la geste pantagruéline, retrouver la saveur d’une prose délectable, tout en faisant son profit d’une philosophie pleine de sagesse.
À l’issue de la conférence, la trentaine de membres de l’association présents poursuivirent un moment la conversation en savourant un verre de chinon, vin célébré par Rabelais, se rappelant que "boyre est le propre de l’homme" : non pas "boyre simplement et absolument, car ainsi boyvent les bestes", mais "boyre vin bon et frais"

22 décembre 2014

Dans "La Montagne"

Petit compte rendu de la conférence Rabelais — La Montagne du 21 décembre 2014. [cliquer sur l'image pour agrandir]

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06 juillet 2014

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 4

Compte rendu de l'ouverture de l'exposition "Viaducs" dans Le Semeur Hebdo — 4 juillet 2014 :

"À la Maison de la Mine : les viaducs de la Bouble et du Bélon"

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"C’est avec l'exposition « Viaducs » que s'est ouverte la saison touristique à la Maison de la Mine et du Tourisme de Saint-Éloy-les-Mines.
L'exposition, mise en place grâce au concours des « Amis des Viaducs du Val de Bouble » — et à l'initiative de l'association « Des Livres & Nous » —, a été inaugurée le vendredi 27 juin, en présence de représentants de la Municipalité et de l'association "Souvenirs et Patrimoine du Mineur", également associées à ce projet.
Jean Martin, ingénieur Arts et Métiers et vice-président des « Amis des Viaducs du Val de Bouble », a longuement commenté les différents panneaux retraçant l’histoire des viaducs de la Bouble, du Bélon et de La Perrière (proches de Louroux-de-Bouble et Coutansouze, dans le département voisin de l’Allier) et fourni des explications passionnantes sur les techniques mises en œuvre dans la construction de ces remarquables ouvrages d'art.
Un public particulièrement nombreux et attentif a suivi cette présentation très documentée, avant de poursuivre la discussion de façon plus informelle autour du vin d'honneur offert par la Mairie de Saint-Éloy. Étaient présents à cette manifestation Marie-Thérèse Sikora et plusieurs représentants de la Municipalité, ainsi que de nombreux membres des associations locales.
On notait également la présence d'une importante délégation des camping-caristes du Centre réunis à Saint-Éloy pour le week-end, dans le cadre d’un grand rassemblement, à l’occasion duquel ils pouvaient découvrir les nouveaux aménagements mis à leur disposition à proximité du plan d’eau de l’entrée sud. Au total, près d’une centaine de personnes pour une manifestation très réussie."

Autre article dans La Montagne du 5 juillet 2014.

02 avril 2014

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 3

Compte rendu de la conférence "Rimes féminines" dans Le Semeur Hebdo — 28 mars 2014 :

"Des Livres & Nous" : Printemps des poètes / Rimes féminines

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"Dans le cadre du « Printemps des Poètes », l’association « Des Livres & Nous » — « Les Amis du Livre en Bourbonnais et Combraille — proposait au public, le mercredi 19 mars, une conférence-lecture sur le thème « Rimes féminines : voix de femmes en poésie ». En préambule à sa causerie, Michel Renaud, président de l’association, faisait observer que l’histoire littéraire se montre assez discrète sur le sujet. Non seulement les femmes poètes sont fort peu présentes dans les morceaux choisis des manuels scolaires, mais les anciens dictionnaires vont même jusqu’à signaler que le mot « poétesse » a une nuance péjorative ou s’emploie par dérision ! Les textes sélectionnés et présentés au cours de la conférence allaient contribuer à montrer combien, pourtant, le champ méconnu de la poésie féminine est riche et divers. De Sapphô, icône mythique dont la réputation a traversé les siècles, à Kiki Dimoula, les auditeurs ont découvert ou redécouvert les voix émouvantes ou troublantes des grandes amoureuses — telle Louise Labé, la « belle cordière » —, la plainte mélancolique et tendre de Christine de Pisan ou de Marceline Desbordes-Valmore, le chant mystique d’Hildegarde de Bingen, les cris et les appels, les confidences de tant d’autres : Sylvia Plath, Anna Akhmatova ou Anne Sexton... De quoi donner à un petit groupe d’auditeurs fidèles l’envie de poursuivre, à travers leurs propres lectures, un dialogue personnel avec ces muses troublantes ou attachantes dont les vers, mieux que toutes les proclamations féministes, disent — à travers les âges et les langues — les joies, les douleurs ou les espoirs des femmes.
Bibliographie disponible sur le blog de l’association : http://ex-libris.hautetfort.com"

Autre article dans La Montagne du 25 mars.

11 octobre 2013

"L'hebdomadaire qui parle de vous" 2

Compte rendu de la sortie en Bourbonnais dans Le Semeur Hebdo — 11 octobre 2013 :

"Des Livres & Nous" : Au pays des Ch'tits gars

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"L'association « Des Livres & Nous » — Les Amis du Livre en Bourbonnais et Combrailles — organisait samedi dernier, 5 octobre, une sortie dans le département de l'Allier. Le programme de cette excursion avait été établi en fonction de trois centres d'intérêt :
— le Bocage bourbonnais et le souvenir d'Émile Guillaumin ;
— les églises romanes du Bocage et le patrimoine religieux ;
— le vignoble de Saint-Pourçain et le Bourbonnais de Valery Larbaud.
    La matinée était entièrement consacrée à l'évocation d'Émile Guillaumin, grand écrivain paysan, initiateur du syndicalisme rural et journaliste, auteur de La Vie d'un simple. Les premières étapes du parcours permettaient de découvrir les lieux, les paysages évoqués dans ce célèbre roman, qui relate les travaux et les jours d'un humble métayer du XIXe siècle : la forêt de Gros Bois, les églises aux clochers typiques de Buxières-les-Mines et Ygrande. Le temps fort de cette matinée était bien sûr la visite du musée Émile-Guillaumin, installé dans l'ancienne ferme des Vignes, où le futur « Sage d'Ygrande » travaillait comme ouvrier agricole pour le compte de son grand-père et écrivit, dans les premières années du siècle dernier, l'ouvrage qui allait lui valoir l'estime des milieux littéraires.
    Après un copieux repas bourbonnais à l'auberge d'Agonges — village natal d'Étienne Bertin, narrateur et personnage central du roman —, le programme se poursuivait avec la présentation de plusieurs édifices romans remarquables. Outre la belle église de grès rouge et ocre d'Agonges, on put ainsi admirer celles d'Autry-Issards et Meillers, ainsi que l'abbatiale de Saint-Menoux. Si l'on connaît bien la fameuse « Débredinoire », sarcophage de pierre de Menulphus — patron éponyme du lieu — qui aurait la propriété miraculeuse de guérir les simples d'esprit, on découvre toujours avec étonnement le « primitif d'Autry », magnifique tableau sur bois du XVe siècle, le tympan et le chapiteau des « animaux musiciens » de Meillers, ainsi que l'émouvante vierge à l'enfant, très archaïque, qu'abrite l'une des chapelles de l'église Saint-Julien.
    La fin de l'après-midi était placée sous le signe de Valery Larbaud, autre grande figure de la littérature française, esprit cosmopolite, resté fidèle à sa terre d'enfance, qu'il disait « la plus douce région de France ». La journée se terminait donc par une  dernière étape à Cesset, non loin de Saint-Pourçain. Le domaine de Valbois, où l'auteur de Fermina Marquez passait ses vacances et où il revenait parfois chercher la paix, loin du tumulte parisien, ne se visite pas, mais le souvenir de son hôte illustre hante encore les lieux. Avant de regagner Saint-Éloy, il paraissait difficile de quitter ce joli village vigneron sans une petite dégustation, proposée par Jean Teissèdre, à la cave des Bérioles. Ce jeune propriétaire a su persuader ses visiteurs qu'avec du travail et du talent, on peut rendre aux crus locaux la réputation dont ils jouissaient du temps des rois !
    Une belle journée, enrichissante, chaleureuse et amicale, dont tous les participants garderont assurément un agréable souvenir."

Autre compte rendu de la sortie dans La Montagne du lundi 14 octobre. Texte, comme toujours, soumis à coupes sombres et agrémenté de quelques cacographies par un rewriter patenté.

14 juin 2013

"L'hebdomadaire qui parle de vous"

Compte rendu de la conférence BD dans Le Semeur Hebdo — 14 juin 2013 :

"Des Livres & Nous" : À la découverte du neuvième art

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Dans le cadre de son programmes de conférences ouvertes au public, l'association « Des Livres & Nous » — Les Amis du Livre en Bourbonnais et Combrailles — proposait dernièrement, à la Maison des Associations, une soirée consacrée à la bande dessinée, genre populaire et cependant méconnu. Pour la circonstance, Jean Martin, collectionneur et excellent connaisseur du genre, avait préparé un copieux exposé, illustré par une présentation de quelque 300 diapositives et  un impressionnant lot d'albums à feuilleter.
Pendant près de deux heures, les auditeurs tenus sous le charme, ont pu découvrir les multiples aspects de la « B.D. », par le biais d'une approche à la fois attrayante et pédagogique. Après avoir évoqué quelques points historiques et techniques, Jean Martin insistait longuement sur les qualités esthétiques et graphiques dont font preuve les grands dessinateurs, mettait en évidence la richesse de la documentation, l'intérêt didactique, la portée politique ou l'humour, qui élèvent certains albums au rang des œuvres littéraires les plus estimables.
À travers de nombreux exemples le public a pu porter un nouveau regard sur les « classiques », un peu oubliés — comme Bécassine, Zig et Puce, Les Pieds Nickelés — ou  bien connus — Mickey, Tintin, Spirou ou Astérix. Mais cette conférence, comme les échanges qu'elle a suscités, a également permis de prendre conscience des liens  que le « neuvième art » entretient avec la littérature, avec des disciplines jugées plus « sérieuses ». Bien loin d'être futile, réservée aux enfants ou aux lecteurs paresseux, la bande dessinée peut conduire à une réflexion profonde sur les errements de l'Histoire, véhiculer des messages à caractère philosophique, humaniste ou politique. On ne saurait considérer comme mineures ou insignifiantes les œuvres d'Art Spiegelman ou de Tardi.
Mais, comme se plaisait à le souligner Maurice Blanchot, « la gravité n'exclut pas la légèreté ». On peut aussi se contenter, parfois, d'apprécier l'élégance ou l'originalité du dessin, le bestiaire insolite de Mézières, le sens de l'absurde de Charles M. Schulz — ou rire, tout simplement, avec Popeye et les Bidochon.